
Intervenant lors d’un panel consacré au thème « Contenu local minier : de la participation symbolique à la souveraineté économique. Comment faire des entreprises, des compétences et des talents guinéens les véritables acteurs de la transformation minière ? », il a défendu l’idée selon laquelle le succès du secteur minier ne peut être évalué uniquement à travers les volumes de minerais extraits ou les recettes générées.
Pour le dirigeant d’entreprise, l’enjeu fondamental réside dans la capacité du pays à bâtir une économie solide autour de ses ressources naturelles. Une ambition qui exige, selon lui, l’émergence d’entreprises guinéennes compétitives, le renforcement du capital humain national, ainsi qu’un véritable transfert des compétences et des technologies.
« La réussite du développement minier de la Guinée doit se mesurer à notre capacité à construire une économie nationale forte autour de nos ressources naturelles », a-t-il soutenu devant les participants.
Dans cette dynamique, il estime que le contenu local ne saurait être réduit à une simple exigence réglementaire ou à une participation marginale des acteurs nationaux dans l’industrie extractive. Il doit plutôt constituer un instrument stratégique de transformation économique, favorisant la création de valeur sur le territoire, la montée en compétence des ressources humaines et l’essor d’un tissu entrepreneurial capable de répondre aux besoins du secteur.
Le chef d’entreprise a également insisté sur la nécessité d’une responsabilité collective impliquant l’État, les compagnies minières, les institutions financières, les centres de formation et les entrepreneurs guinéens. Selon lui, seule une synergie entre ces différents acteurs permettra de franchir une nouvelle étape dans le développement du secteur.
Au-delà des discours, Dorah appelle à une transition concrète « des engagements aux résultats, des opportunités aux capacités et de la sous-traitance à la maîtrise progressive de la chaîne de valeur industrielle ». Une orientation qui vise à accroître la participation des entreprises nationales dans les différents segments de l’industrie minière et à renforcer leur contribution à la croissance économique.
Pour Monsieur Koita, l’avenir du secteur extractif guinéen ne doit plus se limiter à l’exploitation des ressources enfouies dans le sous-sol. Il doit s’inscrire dans une vision plus large de développement industriel, de création d’emplois qualifiés et d’émergence de champions économiques nationaux.

« La Guinée ne doit pas seulement être un territoire d’exploitation minière. Elle doit devenir un territoire de création de valeur industrielle, d’émergence d’entreprises nationales et de développement des compétences », a-t-il affirmé.
En conclusion, le CEO du Groupe Kayra Business a réitéré sa conviction que la véritable richesse de la Guinée ne résidera pas uniquement dans les minerais extraits aujourd’hui, mais dans la capacité du pays à bâtir une économie compétitive et durable pour les générations futures. Une vision qui place le contenu local au cœur de la stratégie de transformation économique nationale et qui ambitionne de faire de la richesse minière le socle d’une authentique puissance économique guinéenne.
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