Le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a démarré, ce lundi 17 août 2026, un atelier de renforcement des capacités axé sur la sécurité numérique, ainsi que sur l’identification et le signalement des violences en ligne faites aux enfants. L’initiative concerne 90 jeunes filles et 10 officiers de police judiciaire, issus notamment de l’OPROGEM et du Service central de protection de la Gendarmerie.

Réparties en trois groupes, les bénéficiaires prendront part à trois sessions de formation. La première, ouverte ce lundi, réunit 30 jeunes filles, dont plusieurs membres du Club des jeunes filles leaders de Guinée. Pendant deux jours, elles seront formées aux bonnes pratiques à adopter sur Internet, mais aussi aux mécanismes d’identification, de documentation et de signalement des violences basées sur le genre facilitées par la technologie.
À l’ouverture des travaux, Tiranké Kaba, directrice nationale adjointe au ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, a souligné l’importance de cette initiative face à l’évolution des violences dans l’espace numérique.

« L’atelier qui s’ouvre aujourd’hui a pour objectif d’améliorer les connaissances et compétences des participants et participantes en matière d’identification, de prévention, de documentation et d’orientation des cas de violences basées sur le genre facilitées par la technologie », a-t-elle déclaré.
Elle a invité les participantes à devenir, au terme de la formation, des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés, organisations et réseaux numériques, afin de contribuer à la création d’un environnement en ligne plus sûr, inclusif et respectueux des droits des femmes et des filles.
Selon elle, l’essor d’Internet et des réseaux sociaux a également favorisé l’apparition de nouvelles formes de violences basées sur le genre, qui peuvent se reproduire et s’amplifier dans l’espace numérique.
« Les enfants, les filles et les jeunes femmes sont particulièrement exposés à des attaques, au harcèlement et à des violences qui menacent leur sécurité, leur liberté, leur expression et leur participation civique », a-t-elle relevé, tout en saluant l’engagement des participantes à mettre en pratique les connaissances acquises.
Poursuivant son intervention au nom de son département, Tiranké Kaba a rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre demeure une préoccupation majeure et une priorité constante pour la Guinée. Dans ce combat, le pays bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires, notamment l’UNICEF.
Représentant l’agence onusienne à la cérémonie de lancement, Lisa Kim, cheffe de la section Éducation/Protection, a réaffirmé la disponibilité de l’UNICEF à poursuivre son accompagnement dans la lutte contre les violences basées sur le genre en Guinée. Elle a notamment estimé que les deux jours de formation ne constituent que le début d’une dynamique plus large.

« Vous n’êtes pas seulement les bénéficiaires de cette formation. Vous êtes les ambassadrices du changement », a-t-elle lancé aux participants, tout en les invitant à partager leurs acquis avec leurs communautés, leurs écoles et leurs réseaux d’amies. Pour Lisa Kim, les jeunes filles formées doivent ainsi devenir « le bouclier numérique » de leurs pairs.

Mamadama Bangoura, participante de cette première cohorte, affiche pour sa part sa détermination à tirer le meilleur profit de ces deux journées de formation. Elle estime que cette initiative représente un appui important dans le combat mené par les jeunes filles pour la défense de leurs droits et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Cette formation est organisée grâce à l’appui conjoint du Comité national suisse et de l’UNICEF. Le Comité national suisse a notamment apporté un soutien financier à l’agence onusienne pour la mise en œuvre du projet.
Ledemineur.info










