La décharge de Dar Es Salam, longtemps considérée comme l’un des points noirs environnementaux du Grand Conakry, entre dans une phase décisive de son histoire. Du 8 au 11 août 2026, une mission technique de grande envergure est déployée sur le terrain pour affiner les données scientifiques, topographiques et géotechniques nécessaires à sa fermeture progressive et sécurisée. Une étape majeure, attendue depuis des années par les milliers de familles vivant dans un rayon parfois inférieur à 50 mètres du site.
Un site devenu incompatible avec la vie urbaine
Pendant plus de deux décennies, Dar Es Salam a été le symbole d’une urbanisation subie : poussières omniprésentes, odeurs persistantes, risques sanitaires, incendies sporadiques, et une pression environnementale qui n’a cessé de s’aggraver. Aujourd’hui, le Gouvernement veut tourner la page. La fermeture n’est plus une promesse : elle devient une opération technique, planifiée, mesurée, irréversible.
Une mission de précision pour comprendre et planifier
Sur le terrain, les équipes mobilisées réalisent un relevé topographique complet destiné à produire une carte à l’échelle 1/500. Ce document permettra de visualiser avec exactitude le relief, les voies de circulation, les habitations, les ouvrages existants et les limites des différentes occupations du sol.
Pour garantir une précision irréprochable, la mission s’appuie sur des équipements de pointe :
- un système RTK Hi-Target 1+1 pour le géoréférencement des points de contrôle,
- un drone DJI Mavic 3 Pro pour les prises de vues aériennes,
- des logiciels spécialisés pour la modélisation et la cartographie.
En parallèle, une reconnaissance physique des zones prévues pour les forages géotechniques est menée afin de confronter les données théoriques à la réalité du terrain. Une étape indispensable pour caractériser le sous-sol avant les interventions futures.
Protéger les riverains, restaurer le territoire
La fermeture de la décharge n’est pas qu’une opération technique. Elle est un acte de réparation envers les populations qui ont vécu pendant des années au contact direct des nuisances.
L’objectif est clair :
- réduire les poussières,
- limiter les risques sanitaires,
- sécuriser les abords,
- préparer la réhabilitation d’un espace longtemps abandonné aux déchets.
Dar Es Salam doit cesser d’être une menace pour redevenir un territoire utile, sécurisé, respirable.
Une nouvelle dynamique pour le Grand Conakry
La démarche s’inscrit dans une vision plus large : moderniser la gestion des déchets, fermer les décharges devenues incompatibles avec l’expansion urbaine, et restaurer les zones dégradées. Dar Es Salam n’est plus seulement une décharge en fin de vie. C’est un territoire en transition, engagé dans une transformation fondée sur des bases techniques solides, avec l’ambition de convertir une contrainte environnementale en une opportunité de développement urbain.
Ledemineur.info










