Conakry, 18 mai — Le Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) a tenu un point de presse ce lundi à la Maison de la presse de Conakry, pour dénoncer la précarité persistante de ses membres et exiger leur intégration à la Fonction publique.
Dans une salle comble, remplie de travailleurs contractuels venus de plusieurs départements ministériels et institutions publiques, le collectif a dressé un tableau préoccupant de leur situation professionnelle. Selon ses responsables, ces agents servent l’administration guinéenne depuis de nombreuses années, sans bénéficier d’une véritable sécurisation de leur statut.
Le principal point de revendication reste le changement de statut vers une intégration formelle à la Fonction publique. Les contractuels dénoncent également des conditions de vie et de travail jugées difficiles, marquées notamment par un salaire mensuel de 550 000 francs guinéens, considéré comme insuffisant au regard du coût de la vie et de leur ancienneté dans l’administration.
Le CCTG affirme pourtant que des signaux d’espoir avaient été perçus, en lien avec la volonté exprimée par les autorités de l’État, notamment la présidence de la République, d’assainir et de réformer la gestion des ressources humaines dans l’administration publique. Toutefois, le collectif dit constater des blocages administratifs persistants.
« Malgré la volonté affichée de Son Excellence Monsieur le Président de la République, nous déplorons le refus catégorique de certains cadres de faciliter le changement de statut des contractuels », a déclaré un représentant du collectif.
Face à cette situation, les contractuels appellent les autorités à prendre des mesures concrètes et urgentes pour leur régularisation. Ils demandent également que les engagements annoncés par l’État soient effectivement traduits en actes, afin de mettre fin à une situation qu’ils qualifient de « précaire et injuste ».
« Nous sollicitons que des mesures concrètes soient prises afin que les contractuels soient régularisés à la Fonction publique », a insisté un autre membre du collectif.
Le CCTG exhorte enfin l’État à assumer pleinement ses responsabilités vis-à-vis de ces travailleurs qui, selon eux, contribuent depuis des années au fonctionnement des services publics sans reconnaissance statutaire équivalente.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où la question de la contractualisation dans la fonction publique reste un sujet sensible en Guinée, au cœur de plusieurs revendications sociales récurrentes.
Ledemineur.info










