Une reprise progressive dans la capitale
Du quartier Dabondy Rails en passant par Gbessia Centre et Béhanzin, la présence des élèves était contrastée. Si certaines écoles privées ont enregistré une fréquentation encourageante, d’autres établissements, surtout publics, ont connu une reprise plus lente.

Malgré cette affluence modérée, l’enthousiasme restait perceptible, notamment chez les nouveaux inscrits, visiblement heureux de retrouver l’ambiance des classes.
Optimisme dans le privé et appel aux parents
Dans le secteur privé, l’heure est à la satisfaction.
M. Abdourahamane Sidibé, Directeur Général d’un établissement de la place, se félicite du bon démarrage de l’année :
« Après trois mois de vacances, les enfants reprennent progressivement le chemin de l’école, et nous sommes heureux de les accueillir. Nous avons préparé cette rentrée depuis plusieurs semaines, et ce matin, l’affluence est là, Dieu merci », a-t-il confié.

Il a profité de l’occasion pour inviter les parents à envoyer sans tarder leurs enfants à l’école :
« Les cours commencent dès le premier jour. Retenir les enfants à la maison, c’est leur faire perdre un temps précieux. Nous avons un programme strict à exécuter. »
Engagement et difficultés dans le public
Dans les établissements publics, la mobilisation est également notable.
M. Alhassane Fatou Bangoura, Directeur Général de l’école primaire publique de Dabondy 3, a exprimé sa satisfaction :
« C’est un sentiment de joie de voir les élèves et les enseignants répondre massivement à l’appel. Tous les enseignants sont présents et les cours ont démarré conformément aux instructions du ministère. »
Toutefois, il n’a pas manqué de signaler les obstacles auxquels son école est confrontée.
« Nos difficultés sont énormes. Nous manquons cruellement de tables-bancs, et nos bâtiments nécessitent une rénovation urgente. Il faut aussi aménager la cour pour éviter la poussière », a-t-il plaidé.
Un appel à la responsabilité partagée
Pour M. Bangoura, la réussite scolaire passe par une collaboration étroite entre les enseignants, les autorités et surtout les parents :
« La réussite d’un enfant ne repose pas seulement sur l’école, mais aussi sur les parents. Beaucoup se sont désengagés de leur rôle. Nous allons poursuivre la sensibilisation dans les quartiers et les mosquées pour les amener à s’impliquer davantage. »
En somme, la rentrée scolaire 2025 à Conakry s’amorce dans un climat mêlant espoir et défis. Si la reprise reste timide dans certains quartiers, la volonté de bien démarrer l’année se lit sur les visages des élèves et des encadreurs. Les attentes sont désormais tournées vers une mobilisation collective pour garantir une année scolaire réussie.
Ledemineue.info










