Conakry, 27 septembre 2025 – Quelques heures après la proclamation définitive des résultats du référendum constitutionnel par la Cour suprême et la promulgation de la nouvelle Constitution par le Président de la République, la Guinée s’est dotée d’un nouveau Code électoral. Ce texte majeur, adopté par le Conseil National de la Transition (CNT), présidé par le Dr Dansa Kourouma, marque une étape décisive dans la mise en place des institutions républicaines prévues par la nouvelle loi fondamentale.
Un texte fondateur
Présenté comme une véritable pierre angulaire de l’architecture démocratique, le nouveau Code électoral complète et précise les dispositions constitutionnelles. Structuré en deux livres et vingt chapitres, il compte plus de 345 articles. Le premier porte sur l’ensemble du processus électoral, tandis que le second définit l’organisation et le fonctionnement de l’Organe Technique Indépendant de Gestion des Élections (OTIGE).
Innovations et clarifications
Le texte introduit plusieurs innovations :
- élection des députés et des sénateurs,
- introduction des candidatures indépendantes,
- organisation du scrutin régional,
- définition du rôle central de l’OTIGE,
- statut des conseils de quartiers et de districts.
Il prévoit désormais une Assemblée nationale de 147 députés et un Sénat de 87 membres, contre 114 députés dans l’ancien dispositif.
Débats et préoccupations
Les Conseillers nationaux ont débattu de plusieurs points sensibles, notamment la représentativité des Guinéens de l’étranger. « Il est fait mention d’un nombre global de députés et de sénateurs, mais qu’en est-il de leur répartition par circonscription ? », a interrogé l’Honorable Ibrahima Sorel Kéïta, président de la Commission des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger.
D’autres préoccupations concernaient le statut des candidats, entre mise en disponibilité et démission. Après explications, le texte a été largement adopté.
Réactions
Pour l’Honorable Fingui Camara, vice-présidente de la Commission Constitution et Lois organiques, ce Code constitue désormais « le socle juridique de tous les scrutins à venir, présidentiels, législatifs, sénatoriaux, communaux, régionaux et référendaires ».
De son côté, le rapporteur Jean Paul Kotembédouno a mis en avant la clarté et la structuration du projet, jugé conforme à l’esprit de la nouvelle Constitution.
Une adoption solennelle
L’adoption s’est déroulée tard dans la nuit, en présence de membres du CNRD, de plusieurs présidents d’institutions républicaines, de la Gouverneure de Conakry et des présidents de délégations spéciales. Elle ouvre la voie à l’organisation des prochains scrutins dans un cadre légal clair et consensuel.
Ledemineur.info










