Pourtant, à Conakry comme à l’intérieur du pays, une partie de la population demeure hésitante, partagée entre doutes et manque d’informations.
« Je ne sais pas pour quoi voter »

Rencontrée ce vendredi 19 septembre au marché Avaria, Fatoumata Chérif, vendeuse de boucles d’oreilles pour enfants, avoue n’être guère concernée par ce rendez-vous électoral. Analphabète, elle dit n’avoir aucune connaissance des dispositions contenues dans le projet de nouvelle Constitution.
« Je ne sais pas ce que c’est. Ce qui m’importe, c’est vendre mes boucles d’oreilles et m’occuper de ma famille. Aller voter ? Je ne sais pas encore. Même si j’y vais, je ne sais pas pour quoi voter », confie-t-elle en soussou.
À quelques pas de là, une autre vendeuse se montre mieux informée sur la procédure mais reste indécise sur son choix :
« J’irai voter. Je vais mettre quelque chose là-bas, même si je ne sais pas encore quoi. Je sais que dimanche, il y a élection référendaire. J’ai d’ailleurs assisté à des campagnes où j’ai appris comment voter », explique-t-elle.

Un débat polarisé entre le OUI et le NON
Dans les quartiers, dans les taxis, et surtout sur les réseaux sociaux, le projet constitutionnel alimente les débats. Si les partisans du OUI affichent une confiance certaine, les défenseurs du NON, particulièrement actifs dans la diaspora, ne manquent pas de faire entendre leur voix.
À mesure que l’échéance approche, l’incertitude persiste pour une partie des électeurs, illustrant le défi majeur de cette consultation : convaincre au-delà des convaincus et toucher ceux qui hésitent encore.
Ledemineur.info










