La Chambre administrative de la Cour suprême a tenu, ce jeudi 21 août, une audience décisive dans l’affaire opposant l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD). Le différend porte sur une correspondance du ministre Ibrahima Kalil Condé demandant le report du congrès du parti dirigé par Cellou Dalein Diallo.
Pour l’UFDG, cette démarche constitue une ingérence et un « excès de pouvoir ». Son avocat, Me Mamoudou Sané, a soutenu que la lettre du ministère, présentée comme une simple « invitation », s’apparente en réalité à une injonction. « Le ministre a interdit le congrès prévu le 6 juillet dernier et imposé la mise en place d’une commission paritaire, sous peine de sanctions administratives. La lettre est claire : c’est un ordre déguisé », a-t-il affirmé.
Me Sané a également dénoncé trois irrégularités majeures dans la procédure : le retard anormal de la programmation du dossier, l’absence de décision sur la demande de sursis à exécution, et la présence jugée « illégitime » du Mouvement des Réformateurs de l’UFDG dans le procès.
En réplique, l’avocat de l’État, Me Lansana Komah, a défendu que la lettre ministérielle n’avait aucun caractère contraignant. « Ce n’était pas une décision, mais une simple mise en garde pour prévenir d’éventuels troubles », a-t-il soutenu, avant de demander à la Cour de rejeter purement et simplement le recours de l’UFDG.
Au terme des débats, la Cour suprême a annoncé que son arrêt sera rendu le 28 août.
Ledemineur.info










