La Guinée vient de franchir une étape importante dans la modernisation de ses infrastructures. Ce mercredi 13 août, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics a présenté devant le Conseil national de la transition (CNT) deux projets d’envergure qui traduisent la volonté des autorités de transition de désenclaver les régions et de faciliter la mobilité à travers le pays.
Une route inter-États pour stimuler le commerce régional
Le premier projet concerne la construction de la route inter-États Labé–Mali–Kédougou–Fongolembi. Financé à hauteur de 30 millions d’unités de compte par la Banque africaine de développement (BAD), soit environ 336,58 milliards de GNF, cet axe ne sera pas qu’une simple voie de circulation.
Il est appelé à devenir un moteur de développement économique, favorisant les échanges avec le Sénégal, renforçant l’intégration régionale et réduisant les coûts de transport de près de 30 %.
Un échangeur à Enco5 pour désengorger Conakry
À Conakry, où les embouteillages paralysent quotidiennement la vie des habitants, le gouvernement entend lancer la première phase de la construction de l’échangeur d’Enco5.
Le projet, partiellement financé par le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe à hauteur de 12,8 millions USD, sur un budget global de 20,7 millions USD, vise à fluidifier la circulation et à réduire considérablement les temps de trajet dans la capitale.
Un signal fort pour le développement durable
Au-delà de leur impact immédiat, ces deux chantiers illustrent la détermination des autorités guinéennes à bâtir des infrastructures modernes et durables. Une ambition qui s’inscrit dans la vision de doter le pays d’un réseau routier à la hauteur de son potentiel économique et stratégique.
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