Ce lundi 21 juillet, Faya Millimono a réaffirmé sa volonté de rester en Guinée, malgré ce qu’il qualifie de menaces ciblées visant sa personne et son parti, le Bloc Libéral (BL). Face à cette situation préoccupante, l’opposant affirme que des dispositions exceptionnelles ont été prises par ses militants pour assurer sa sécurité personnelle.
Dans une lettre ouverte récemment adressée au président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, Faya Millimono a sollicité des garanties de sécurité pour lui-même et pour les membres de sa formation politique. Cette initiative intervient après le silence persistant des autorités sécuritaires et judiciaires, malgré une plainte contre X déposée au début de l’année.
S’exprimant sur les ondes de RFI, le leader du BL a exprimé son inquiétude dans un contexte marqué par des disparitions et enlèvements visant des voix critiques du processus de transition. « Dans un pays où Foniké Mengué, Billo Bah sont portés disparus depuis plus d’un an, où Marouane Camara et Sadou Nimaga ne donnent plus signe de vie depuis près d’un an, où Sakho Abdoul a été enlevé à son domicile puis torturé, où Mohamed Traoré a subi le même sort… Lorsque vous recevez des appels anonymes vous avertissant que vous êtes le prochain, il est difficile de rester indifférent. Les militants ont jugé la situation malsaine », a-t-il expliqué.
Pour pallier l’absence de protection officielle, des membres du BL ont pris l’initiative de veiller personnellement sur leur leader. « Chaque soir, ils viennent dormir chez moi. Ils sont nombreux à passer la nuit sur place, jusqu’à l’aube, pour assurer ma sécurité », a-t-il confié.
Malgré les pressions, Faya Millimono reste déterminé à poursuivre son combat politique depuis le territoire national. Il adresse un message sans équivoque au CNRD : « Je suis guinéen. Si leur objectif est de faire fuir les citoyens engagés, ils se trompent. Je ne quitterai pas la Guinée. ».
Ledemineur.info










