Emporté par les eaux lors des inondations dévastatrices qui ont frappé la zone de Bananeraie à Coyah dans la nuit de lundi à mardi, Ibrahim Sanoh, enseignant-chercheur, a survécu contre toute attente. Alors que sa disparition avait été annoncée, il témoigne aujourd’hui de sa lutte acharnée contre la mort.

La nuit du 1er juillet restera gravée à jamais dans la mémoire d’Ibrahim Sanoh. Pris au piège des eaux en furie lors des inondations survenues dans la zone de Bananeraie, à Coyah, cet enseignant-chercheur a vécu ce que beaucoup n’auraient pas imaginé surmonter.
« J’ai été emporté par les eaux cette nuit. Durant plus de deux heures, j’ai lutté. Contre le courant. Contre la peur. Contre la mort », écrit-il sur sa page Facebook, dans un récit bouleversant. Sa voix, encore tremblante, témoigne d’un choc profond — mais aussi d’un espoir retrouvé.
Alors que plusieurs témoins le voyaient sombrer, sa mort ou sa disparition a été aussitôt annoncée. Mais contre toute attente, Ibrahim a refait surface, littéralement et symboliquement. « Je dois ma survie à Dieu. À Sa volonté. À Sa miséricorde. Il m’a tendu la main quand tout semblait perdu. Il a placé en moi une force que je ne me connaissais pas », confie-t-il avec émotion.
Ce matin-là, il est retourné sur les lieux de l’incident, toujours sous le choc, mais vivant. « Je suis en vie et me voici sur le site de l’incident », conclut-il. Une phrase simple, mais d’une puissance rare, qui témoigne de l’intensité du drame vécu.
Les inondations ont causé d’importants dégâts matériels dans la région, et plusieurs familles restent sous le choc. Mais l’histoire d’Ibrahim Sanoh résonne comme un miracle — un rappel de la fragilité de la vie et de la force insoupçonnée de l’esprit humain face à l’adversité.
Ledemineur.info










