L’ancien ministre de la Pêche, Boubacar Barry, a comparu ce lundi 17 février 2025 devant la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), après l’audition de Mansa Moussa Sidibé. Il a fermement rejeté les accusations de « faux et usage de faux » et « abus de confiance » portées par la société Bankina Pêche.
Il a aussi détaillé les mesures qu’il avait mises en place dès 1996 pour rationaliser l’exploitation des ressources halieutiques, telles que la suspension des licences existantes et la création de nouveaux mécanismes de gestion. Concernant l’accord avec la Chine, il a reconnu avoir signé un mémorandum d’entente, précisant que la mise en œuvre de cet accord impliquait plusieurs ministères, y compris celui de la Pêche.
Quant à l’accord spécifique avec Bankina Pêche, l’ex-ministre a nié toute implication, soulignant qu’il s’agissait d’une relation privée entre l’armateur et le consignataire. Il a également précisé que les demandes de licences se faisaient par l’intermédiaire de sociétés guinéennes, avec les paiements directement versés au Trésor public.
Face aux tensions croissantes entre les avocats de la défense et de la partie civile, le président de la chambre de jugement a décidé de renvoyer l’affaire au 3 mars 2025.
Amadou DIALLO










