La sous-préfecture de Balandougouba dans Mandiana a été le théâtre de remous sociaux le week-end dernier et les locaux de sa police et de sa gendarmerie ont failli être saccagés par des jeunes en colère après qu’un des leurs ait été gravement poignardé à l’abdomen par une jeune femme nigériane dans une bagarre qui a éclaté dans un maquis de la place.
Le jeune de 20 ans et père de deux enfants a finalement succombé à ses blessures au centre de santé de Balandougouba, c’est ce que raconte le président de la délégation spéciale, Yacouba Cissé:
‘’Quand il a succombé à ses blessures, le sous-préfet et moi sommes allés à l’hôpital pour récupérer le corps. Déjà, il se trouvait que la Nigériane avait été mise à l’abri par la police pour éviter le pire. Mais lorsque les parents de la victime sont arrivés à l’hôpital, ils ont exigé que la jeune femme leur soit remise pour qu’elle soit tuée. Il y a eu beaucoup de bruits sur place’’.
Conséquence immédiate de la mort de ce jeune, ses amis en colère ont alors incendié tous les maquis, y compris celui où s’est produit l’incident. Ils comptaient incendié la police et la gendarmerie locales où la jeune femme nigériane était détenue.
‘’Comme la jeune femme avait été mise sous protection par la gendarmerie et la police, les manifestants ont menacé d’incendier le commissariat et les locaux de la gendarmerie. Étant donné que l’effectif des agents était minime, j’ai demandé un renfort à Mandiana. Les militaires sont venus pour sécuriser la gendarmerie, la police, mais aussi un groupe de 40 jeunes femmes nigérianes qui étaient déjà sous la protection des Donzos’’.
Ledemineur.info










