Le procès intenté contre Oyé Guilavogui devant la cour de répression des infractions économiques et financières(CRIEF) entre dans sa phasé décisive à partir du 10 février avec les réquisitions et les plaidoiries des avocats. L’ancien ministre des postes et télécommunications absent encore à son procès lundi est poursuivi pour des faits présumés de détournement de 50 millions de dollars, initialement destinés à la réhabilitation et à l’expansion de la société de téléphonie mobile SOTELGUI
‘’Il ne faut pas qu’on abuse de la justice. Aujourd’hui, par son fait, même d’autres qui pouvaient bénéficier de la clémence de cette cour ne le peuvent plus. On avait voulu que la justice ait un visage humain. Mais lorsqu’on accorde un avantage à un justiciable, qu’il en profite pour fuir et qu’il continue à prendre la justice en otage, il ne faut pas se prêter à ce jeu’’, a souligné Me Pépé Antoine Lamah, avocat de l’Etat qui accuse d’ailleurs Oyé Guilavogui d’entrave à la justice puisque ce dernier ne s’est toujours pas présenté à la barre depuis son autorisation à aller se faire soigner en Tunisie.
Prenant la parole, la partie civile a demandé au juge de fixer l’ouverture de débats au 05 février, ce que le ministère public a trouvé normal arguant que le dossier ne pouvait être indéfiniment repoussé.
Ainsi les réquisitions et les plaidoiries ont été fixées par le juge Yagouba Conté au 10 février 2025 rejetant la demande de report de la défense avec la comparution de Oyé Guilavogui à la prochaine audience.
Ledemineur. info










