À quelques semaines de la fin de l’année, une échéance initialement prévue pour le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée, des opposants au régime militaire dénoncent ce qu’ils appellent une tentative de confiscation du pouvoir par le CNRD. Face à cela, la tension monte dans les QG des figures politiques et de la société civile, qui n’hésitent pas à appeler le peuple à descendre dans la rue. Toutefois, cette position ne fait pas l’unanimité, notamment chez le président Elhadj Mamadou Sylla.
Selon lui, la stratégie de son parti n’a jamais été basée sur la violence. « Bon, moi je ne suis pas pour. Cette stratégie, non. Notre parti fonctionne autrement, même quand j’étais chef de file de l’opposition, on travaillait différemment. Donc, nous ne sommes pas violents », a-t-il affirmé. Le président de l’UDG a précisé que son mode d’action se base sur la dénonciation dans les médias, à son siège ou même au quartier général du parti, mais jamais dans la rue.
« Bien sûr, on peut s’opposer sur certains sujets. Quand l’autorité décide de choses qui ne vont pas, je dénonce. Mon parti dénonce. Mais dans notre maison, dans notre siège, ou devant la presse, on dénonce, mais on n’est pas du tout violents. Quand l’autorité est là, il faut respecter. Avant tout, c’est Dieu qui envoie quelqu’un. Voilà », a-t-il ajouté, clarifiant ainsi sa position.
Ainsi, l’homme d’affaires Mamadou Sylla se distingue des partisans de la manifestation. Pour lui, l’opposition se fait autrement, en dénonçant pacifiquement au lieu de recourir à la rue.
Amadou DIALLO










