La décision du Dr Mamadou Mouctar Diallo de se retirer de la présidence des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) et de la scène politique nationale est un acte qui tranche avec les pratiques habituelles de notre vie politique. Dans un pays où l’engagement public est trop souvent perverti par l’opportunisme, la duplicité ou la quête effrénée de privilèges, ce départ volontaire, librement consenti, mérite d’être salué avec honnêteté.
Je ne partageais pas nécessairement toutes les orientations politiques du Dr Diallo, mais je reconnais en cet acte une forme de courage, peut-être même une élégance rare : celle de savoir s’effacer lorsqu’on estime avoir bouclé un cycle, celle d’accepter de passer le relais sans y être contraint par le discrédit ou le rejet.
Cela devrait nous interroger, collectivement, sur le sens que nous donnons à notre engagement politique. Gouverner ou militer n’est pas un droit héréditaire ni un métier à vie. C’est un mandat moral, temporaire, au service de la Nation. Quand cet esprit se perd, la République en souffre.
Je souhaite à Dr Mamadou Mouctar Diallo une reconversion paisible et digne. Et je forme le vœu que son départ ouvre aussi un débat salutaire sur la nécessité de moraliser davantage notre vie publique, de restaurer l’éthique dans l’action politique, et de redonner au mot “engagement” toute sa noblesse.
Signé Me Pepe Antoine Lamah
Ledemineur.info










