Le ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation envisage une réforme d’envergure dans le système éducatif guinéen : la suppression du Certificat de fin d’Études Élémentaires (CEE). L’annonce a été faite par le ministre Guillaume Hawing à l’occasion d’une rencontre avec les cadres de son département, dans le cadre du bilan de l’année scolaire 2024-2025.
Selon le ministre, cette mesure fait partie des nouvelles orientations stratégiques en cours d’étude pour améliorer la qualité de l’enseignement et repenser les modes d’évaluation des élèves. « Il est temps de réfléchir à l’utilité réelle de cet examen, au regard des enjeux pédagogiques actuels et de l’évolution du système éducatif », a-t-il indiqué.
L’objectif affiché est clair : alléger les dispositifs d’évaluation en se concentrant davantage sur les compétences acquises en classe, tout en renforçant les capacités pédagogiques des enseignants à travers la formation continue.
La suppression du CEE, si elle est actée, marquera une rupture avec une tradition bien ancrée dans le paysage éducatif guinéen. Mais pour le ministère, il s’agit d’un pas nécessaire vers une école plus moderne, plus inclusive et mieux adaptée aux défis du XXIe siècle.
Cette réflexion s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes en préparation, incluant la révision du statut particulier des personnels de l’éducation, la relecture des textes réglementant l’enseignement privé, ainsi que la redynamisation des centres de formation continue.
Le ministre a également exhorté les cadres à se mobiliser pour accompagner ce processus et à contribuer à la stratégie de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution au sein du secteur éducatif.
Ledemineur.info










