Nouvelle victoire judiciaire pour Mamadou Péthé Diallo. L’ancien ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a été définitivement mis hors de cause par la Chambre spéciale de contrôle de l’instruction de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Une décision qui constitue également un revers de plus pour le parquet de cette juridiction.
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, corruption d’agent public, enrichissement illicite et concussion, Mamadou Péthé Diallo a obtenu un non-lieu confirmé en appel, après une longue procédure entamée dans un contexte de lutte contre la corruption engagée par les autorités de transition.
Dans un arrêt rendu public le 1er juillet 2025, la Chambre spéciale a confirmé en toutes ses dispositions l’ordonnance de non-lieu N°097/CI/CRIEF/2025, initialement prononcée le 23 avril dernier par la chambre de l’instruction. Cette décision est désormais exécutoire, mettant définitivement fin aux poursuites à l’encontre de l’ancien ministre.
La chambre a ordonné l’exécution de l’arrêt « à la diligence de Monsieur le Procureur spécial près la CRIEF » et a mis les dépens à la charge du Trésor public, un signal fort selon certains juristes, qui y voient une reconnaissance du caractère injustifié de la procédure.
Discret depuis l’ouverture du dossier, Mamadou Péthé Diallo, ancien haut fonctionnaire des Nations Unies, voit son honneur rétabli. Sa défense avait constamment dénoncé une instrumentalisation politique de l’affaire. Désormais blanchi, il pourrait envisager un retour sur la scène publique.
Selon un juriste contacté, le parquet spécial et la partie civile disposent d’un délai de six jours pour déposer un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Ledemineur.info










