Ce jeudi 7 novembre 2024, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a entamé les réquisitions et plaidoiries dans l’affaire de corruption impliquant l’ex-ministre Rémy Lamah et la société SOGUIMAP. Les deux sont jugés pour des faits liés à la gestion frauduleuse de marchés publics, notamment lors de l’attribution d’un contrat en mai 2020 pour la fourniture de médicaments.
L’avocat de l’État, Me Amadou Baben Camara, a ouvert la séance en dénonçant la première décision qui avait renvoyé les prévenus en raison de l’absence de preuves suffisantes. Selon lui, l’implication de Rémy Lamah est évidente, citant son insistance à signer le contrat malgré les avertissements de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Il a aussi souligné que SOGUIMAP était consciente des irrégularités dans l’accord.
Me Amadou Baben Camara a demandé l’infirmation du jugement initial, ainsi qu’une condamnation solidaire des prévenus à verser une indemnité de 102 milliards 223 millions GNF, avec 200 milliards de GNF en dommages et intérêts. Il a aussi réclamé la saisie des biens des prévenus et l’exécution immédiate de la décision.
La suite des débats pourrait bien bouleverser le cours de l’affaire. La Cour saura-t-elle rendre justice à l’État guinéen, ou cette nouvelle réquisition aura-t-elle une fin inattendue ? La réponse se fait attendre.
Amadou DIALLO