Ce lundi 17 février 2025, l’ancien ministre de la Pêche, Mansa Moussa Sidibé, comparait depuis deux heures devant la Chambre de jugement de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Il est accusé dans le cadre de la signature d’une convention-cadre entre la Guinée et la Chine, avec des chefs d’accusation graves, tels que le faux, l’usage de faux en écriture publique et l’abus de confiance, portés par la société Bankina Pêche.
Depuis le début de l’audience, qui dure depuis 13 heures, le prévenu a fermement rejeté l’ensemble des accusations. Il a déclaré n’avoir jamais eu connaissance de l’existence de cette convention : “Je n’ai jamais entendu parler d’une telle convention entre la Guinée et la Chine”, a-t-il affirmé. Il a également précisé qu’il n’avait jamais collaboré avec des experts chinois, mais plutôt avec des experts japonais dans le cadre de ses projets.
Mansa Moussa Sidibé a insisté sur le fait qu’il n’avait vu aucun document liant la Guinée à la Chine dans le secteur de la pêche. “Je n’ai jamais pris connaissance d’une convention signée entre les autorités guinéennes et la Chine, ni entre les autorités guinéennes et Bankina Pêche. Jamais, je n’ai eu vent de tels accords”, a-t-il déclaré, rejetant toute implication dans cette affaire.
L’ancien ministre a enfin précisé que ses écritures ne figuraient pas parmi les documents incriminés, soulignant ainsi son entière non-responsabilité dans ce dossier de grande envergure. Sa défense, claire et énergique, a marqué l’audience, où il a réaffirmé son innocence face à des accusations politiquement sensibles.
Affaire à suivre.
Amadou DIALLO










