Lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 13 février, Me Pépé Lamah, l’avocat d’Aliou Bah, a révélé que le collectif juridique s’engageait dans une nouvelle phase de recours pour obtenir la libération de leur client. En plus de l’appel interjeté auprès de la Cour d’appel de Conakry, une plainte a été déposée auprès de la Cour de justice de la CEDEAO, accompagnée d’une demande urgente de traitement.
“Nous dénonçons les violations manifestes et flagrantes qui ont entaché cette procédure. En accord avec Mamadou Aliou Bah, nous avons saisi la Cour de justice de la CEDEAO, et avons demandé que cette plainte soit traitée en procédure accélérée“, a déclaré Me Lamah, soulignant que l’État guinéen avait déjà été notifié de cette démarche.
Les avocats d’Aliou Bah, s’appuyant sur des violations des droits de l’homme, contestent la légalité de la condamnation. Ils insistent sur la nécessité de revoir cette décision, qu’ils qualifient de “cavalière”, et espèrent que les juridictions internationales se pencheront sur cette affaire afin de rétablir la justice.
Si la Cour de justice de la CEDEAO vient à donner raison aux avocats d’Aliou Bah, cela pourrait avoir des répercussions majeures, non seulement pour l’avenir politique du leader du MoDeL, mais aussi pour l’intégrité de la justice en Guinée. Le pays pourrait se retrouver face à un tournant décisif, où l’indépendance judiciaire serait remise en question par la communauté internationale.
L’affaire Aliou Bah reste donc en suspens, et l’issue des recours engagés par ses avocats pourrait bien changer la donne pour l’opposant et influencer le climat politique en Guinée dans les prochains jours ou mois.
Amadou DIALLO










