Une Guinéenne, Fatoumata Camara, âgée de 34 ans, a été accusée de tentative de vente de sa propre fille au Libéria. Selon l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), l’affaire a éclaté après qu’Interpol et le consulat de Guinée au Libéria aient alerté les autorités guinéennes le 12 décembre 2024. Fatoumata Camara, en compagnie de sa fille de 14 ans, a été interceptée dans la capitale libérienne, Monrovia, alors qu’elle tentait de vendre l’enfant. Les autorités guinéennes ont agi rapidement, en collaboration avec Interpol, pour organiser une remise simplifiée entre la police des deux pays. Une délégation est ainsi partie de Conakry le 24 décembre pour récupérer la mère et sa fille.
Marie Gomez, la directrice de l’OPROGEM, a souligné que la situation relevait d’une infraction grave, en violation de l’article 796 du Code de l’enfant guinéen, qui condamne la sortie illicite d’un enfant. Elle a précisé que la mère n’avait pas eu de contact avec le père de l’enfant depuis huit ans, et que ce dernier avait tenté en vain de renouer le lien. Finalement, l’accusée a été remise au tribunal de première instance de Mafanco pour répondre de ses actes.
Devant les médias, Fatoumata Camara a rejeté l’accusation de trafic. Elle a expliqué qu’elle avait simplement voulu confier sa fille à son oncle à Faranah, après avoir rencontré des difficultés dans son travail et son lieu de résidence. Elle a ajouté qu’à la suite de la rencontre avec un chauffeur nommé Tamba, elle avait accepté de rentrer en Guinée. Cependant, elle a été arrêtée à l’aéroport, accusée à tort de vouloir vendre son enfant. Fatoumata a fermement rejeté toute intention malveillante, assurant qu’elle n’avait jamais envisagé de vendre sa fille et qu’elle s’était battue pour son éducation depuis son jeune âge.
Amadou Diallo










