Dans le cadre de la préparation de la saison des pluies 2026, le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a tenu ce samedi 23 mai une réunion de travail avec l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH). Cette rencontre a porté sur l’évaluation des risques d’inondation dans le Grand Conakry et certaines zones de la région de Kindia.
Les données présentées révèlent l’existence de 120 sites critiques, dont 119 classés à risque élevé, exposant directement près de 35 000 personnes. Parmi eux, 113 connaissent des inondations récurrentes chaque année. Les zones les plus vulnérables se concentrent dans plusieurs communes du Grand Conakry et sur l’axe de Coyah.
Mesures prioritaires arrêtées
Face à ces constats, le Ministère a annoncé plusieurs actions urgentes :
- Curage et désobstruction des 51 points prioritaires identifiés, notamment les grands caniveaux et collecteurs obstrués.
- Libération des emprises des marigots et passages naturels de l’eau pour rétablir leur lit naturel.
- Traitement des zones à haut risque dans les communes de Dixinn, Matam, Ratoma, Sonfonia, Maneah et Coyah.
- Sensibilisation accrue contre le dépôt des déchets dans les caniveaux et les occupations anarchiques.
- Mobilisation communautaire avec les communes, services techniques et forces de sécurité.
- Collaboration renforcée avec la SEG pour protéger les installations hydrauliques exposées.
- Actualisation continue de la cartographie des zones à risques grâce aux données géoréférencées.
Appel à la responsabilité collective
Le Ministère rappelle que les inondations ne sont pas uniquement dues à l’intensité des pluies, mais aussi à l’obstruction des caniveaux, à l’occupation anarchique des cours d’eau et au non-respect des règles d’urbanisme.
Il appelle ainsi les citoyens, riverains et collectivités à une responsabilité collective pour préserver les ouvrages de drainage et réduire les risques pour les populations durant l’hivernage.
Ledemineur.info










