Depuis près de deux mois, des centaines de familles du quartier Simbayah École 1, dans la commune de Conakry, vivent sans accès régulier à l’eau potable. Une situation alarmante qui affecte le quotidien de plus de 10 000 personnes, réparties sur cinq secteurs, selon les témoignages recueillis sur place.
Pour les habitants, cette pénurie prolongée est synonyme de souffrance, d’angoisse et de lassitude. Dans les concessions, les robinets sont désespérément à sec. Les bidons se vident rapidement et aucune réserve d’eau n’est disponible. Les populations sont contraintes de se rabattre sur les pompes publiques, souvent prises d’assaut, ou de parcourir de longues distances pour se procurer quelques litres d’eau, devenue un bien rare et précieux.
Selon les riverains, l’origine de la coupure serait liée à une panne sur le tuyau central d’alimentation en eau du quartier. Malgré plusieurs alertes, la situation tarde à être définitivement réglée, alimentant un sentiment d’abandon parmi les habitants.
Récemment, une équipe de la Société des Eaux de Guinée s’est rendue sur le terrain pour constater les faits. Une visite qui a suscité un espoir prudent au sein de la population, même si aucune date précise de rétablissement du service n’a encore été communiquée.
Cette crise de l’eau survient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par le Carême chrétien et le Ramadan musulman. En ces périodes de jeûne et de recueillement, l’eau est indispensable pour la purification, la préparation des repas et l’hygiène quotidienne. Pour de nombreux fidèles, ces moments spirituels se transforment ainsi en une épreuve supplémentaire.
Face à l’urgence, les habitants de Simbayah École 1 lancent un appel pressant aux autorités et aux responsables de la distribution d’eau afin qu’une solution durable soit rapidement trouvée, mettant fin à une crise qui fragilise la santé et la dignité des populations.
Ledemineur.info










