Conakry — Une bonne nouvelle pour la famille et un signal fort pour les autorités : après plusieurs jours de cavale, la suspecte invoquée dans l’enlèvement d’un nouveau-né au Centre Médical Communal (CMC) de Ratoma a été arrêtée ce lundi 20 octobre 2025. Selon les informations reçues, la Haby Diallo, la sage-femme présumée complice et le mari de la mise en cause sont désormais en garde à vue à la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ).
Faits & déroulé
Le drame avait éclaté le 1er octobre 2025 lorsque la jeune mère, Makalé Soumah, avait accouché par césarienne au CMC de Ratoma, commune de Ratoma à Conakry. Le lendemain matin, alors qu’elle se trouvait encore alitée, une femme se présentant comme une agente de santé l’aurait convaincue qu’une intervention était nécessaire sur l’enfant. Profitant de l’absence de surveillance suffisante, elle est parvenue à sortir avec le nourrisson, alors âgé de moins de 24 heures.
Des vidéos de surveillance et le témoignage de la famille ont vite orienté les investigations vers Haby Diallo et une sage-femme qui lui aurait fourni un carnet rose afin qu’elle se fasse passer pour une parturiente, lui donnant accès à la chambre des nouveau-nés. Le mari de la suspecte était aussi impliqué, selon les propos rapportés.
Arrestation & garde à vue
L’arrestation intervient après plusieurs jours d’enquête et de filatures, selon les forces de l’ordre. Haby Diallo, la sage-femme présumée complice et le mari de la mise en cause sont actuellement en garde à vue dans les locaux de la DPJ. Le nourrisson, heureusement retrouvé en bonne santé, a été rendu à sa mère et avait pu être baptisé quelques jours après sa naissance.
Cette affaire met en lumière deux grands enjeux :
la sécurité des hôpitaux et centres de santé, notamment des services de maternité, où la surveillance doit être renforcée afin d’éviter de tels drames.
la complicité interne : l’implication présumée de personnel hospitalier soulève la question de la vérification des identités et des accès, ainsi que de l’éthique dans la prise en charge.
Le dossier sera suivi de près, avec des auditions continues des sages-femmes de garde ce jour-là et un examen minutieux du carnet rose incriminé. Les autorités sanitaires et de sécurité devront rendre compte des mesures correctives envisagées pour restaurer la confiance des familles dans les établissements de soins maternels.
Ledemineur.info










