Conakry, 26 septembre 2025 – En quelques minutes seulement, l’histoire politique de la Guinée a basculé. À peine la Cour suprême avait-elle proclamé les résultats définitifs du référendum constitutionnel du 21 septembre que le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, promulguait la nouvelle Constitution à travers un décret diffusé sur les ondes de la RTG. La République de Guinée se dote ainsi d’une nouvelle loi fondamentale, désormais en vigueur.
Avec un « Oui » triomphant à près de 90 % des suffrages exprimés, ce texte refonde les bases institutionnelles du pays. Il introduit notamment un mandat présidentiel porté à sept ans, renouvelle l’architecture parlementaire avec la création d’un Sénat, et met en place une Cour spéciale de justice chargée de juger les plus hautes fonctions de l’État.
Mais derrière ce triomphe affiché, les critiques fusent. L’opposition dénonce un scrutin biaisé, organisé dans un contexte où plusieurs partis majeurs avaient été suspendus, réduisant l’espace du pluralisme. Beaucoup voient dans cette réforme une manœuvre destinée à ouvrir la voie à la candidature de Mamadi Doumbouya, jusque-là interdite par la Charte de transition.
Entre promesse de refondation institutionnelle et soupçons de verrouillage du pouvoir, la Guinée entre dans une nouvelle phase de son histoire politique.
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