CONAKRY – Alors que le procès du chanteur Singleton, poursuivi pour homicide involontaire après un accident mortel, suscite un grand intérêt médiatique, la question du désistement de la partie civile est largement débattue. Plusieurs observateurs s’interrogent : le pardon ou le retrait de la plainte de la famille de la victime peut-il mettre un terme aux poursuites ?
L’avocat au barreau de Guinée, Maître Pépé Antoine Lamah, a tenu à clarifier la situation juridique sur ses réseaux sociaux. Pour lui, la réponse est sans équivoque : « L’action publique, c’est-à-dire la poursuite de l’infraction au nom de la société, est indépendante de la volonté de la partie civile. Le désistement de celle-ci n’entraîne donc pas l’extinction de la procédure ».
En d’autres termes, même si la victime pardonne ou renonce à ses demandes de réparation, le procès pénal se poursuit. « Il appartient à la société, par l’intermédiaire du parquet, de poursuivre et de sanctionner les atteintes à l’ordre public », insiste l’avocat.
Par ailleurs, Maître Lamah précise que le ministère public n’a pas non plus le pouvoir discrétionnaire d’arrêter les poursuites une fois qu’elles sont engagées. « Seul le juge, après examen des faits et du droit, peut mettre fin au procès », tranche-t-il.
Cette mise au point apporte un éclairage important au moment où l’affaire Singleton continue d’alimenter débats et spéculations dans l’opinion publique.
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