Décidément, en Guinée, même prendre un vol devient un acte politique. Le blogueur Païkoun Sarè, jadis tambour-médiatique du CNRD, se retrouve au cœur d’un feuilleton digne des meilleures séries Netflix : “Bloqué ou pas bloqué ? Le mystère Païkoun.”
Selon la rumeur, le célèbre blogueur aurait été empêché de quitter le territoire par les autorités de la transition. Coup dur pour celui qui chantait les louanges du régime avec autant d’entrain qu’un griot en campagne présidentielle.
Mais voilà : sur sa page, entre deux statuts philosophiques et trois emojis patriotiques, Païkoun a publié une photo de lui en plein vol – hublot, nuage, ceinture attachée, tout y est. Une tentative de démonstration ? De diversion ? D’humour noir à 10 000 pieds d’altitude ? Les avis divergent, les regards scrutent, mais une chose est sûre : Photoshop n’a jamais été aussi suspect.
Et là, rebondissement en direct ce matin : Païkoun réapparaît à Conakry, sur le plateau de Réflet Guinée. En chair, en os, et en verve. Il y affirme avec un sourire mi-confiant mi-provocateur qu’il quittera “le territoire courant de la semaine”. Un départ annoncé comme une tournée d’adieu. Il en profite pour glisser qu’il entretient d’“excellentes relations avec les autorités”. Quand on n’a pas de passeport, on a des amis.
Le blogueur va-t-il franchir la frontière à bord d’un tapis volant estampillé CNRD Airlines ? Ou s’agissait-il simplement d’un mauvais buzz, d’un départ différé ou d’un contrôle douanier qui a mal tourné ?
Pour l’instant, le mystère reste entier. Païkoun est toujours là, entre ciel, terre et réseaux sociaux. Reste à savoir s’il décollera réellement ou si sa prochaine destination est une chronique bien huilée sur sa propre mésaventure.
Chez Démineur.info, on ne vous dira pas qui ment. Mais on vous dira toujours où ça sent la poudre.










