Dans un geste de rapprochement et d’ouverture, le Premier Ministre, Amadou Oury Bah, a accueilli ce lundi ses prédécesseurs à la Primature, une rencontre symbolique qui reflète la vision de gouvernance participative prônée par le Général Mamadi Doumbouya. Cette initiative a permis de discuter des priorités nationales et d’ouvrir un espace pour la coopération en vue de bâtir une Guinée plus stable et prospère. Cependant, l’absence notable de Sydia Touré et de Cellou Dalein Diallo a interpellé, soulignant une fois de plus les fractures persistantes au sein de la scène politique guinéenne.
L’ancien Premier ministre Kabinet Komara, présent à cette rencontre, a exprimé son enthousiasme pour cette initiative qu’il considère porteuse d’espoir pour l’avenir du pays. Il a chaleureusement salué l’accueil réservé par le Premier Ministre, qui, au nom du Gouvernement et du Président Doumbouya, leur a adressé des vœux de succès et de prospérité. Selon Kabinet Komara, cette démarche témoigne de la volonté du gouvernement d’intégrer toutes les parties prenantes dans les décisions cruciales pour l’avenir de la Guinée.
Au cœur des discussions, Kabinet Komara a insisté sur l’importance des priorités nationales telles que la paix, l’entente nationale, le retour à l’ordre constitutionnel et la réconciliation politique. Pour lui, l’unité des forces vives du pays est essentielle pour atteindre ces objectifs. Il a souligné que, pour la Guinée, l’heure est à la coopération et à la solidarité pour surmonter les défis actuels.
L’ancien chef du gouvernement a également salué la vision collaborative de l’actuel Premier Ministre et du Chef de l’État. Il a mis en avant l’importance d’intégrer les leçons des expériences passées dans les décisions actuelles pour renforcer la gouvernance et promouvoir l’unité nationale. « Cette approche est non seulement novatrice, mais elle est également essentielle pour améliorer la gestion des affaires publiques et garantir une gouvernance plus inclusive », a-t-il souligné.
Malgré la portée de cette rencontre, l’absence de Sydia Touré et de Cellou Dalein Diallo, deux figures politiques majeures du pays, n’a pas manqué de susciter des interrogations. Leur absence souligne une nouvelle fois les tensions qui existent au sein de l’opposition, et met en lumière les difficultés à réunir l’ensemble des acteurs politiques autour d’un projet commun de réconciliation nationale. La dynamique de rapprochement amorcée par le gouvernement pourrait ainsi être freinée par ces divisions persistantes.
Cette rencontre, bien que constructive, révèle donc les défis à relever pour instaurer une véritable unité nationale. Si l’objectif d’une Guinée plus stable et prospère reste intact, il semble indispensable d’établir un dialogue plus inclusif et de surmonter les obstacles qui continuent de diviser les différentes forces politiques du pays.
Amadou DIALLO










