Le mercredi 8 janvier 2025, une série d’affrontements a secoué la capitale tchadienne, N’Djamena, déclenchant une vague de panique parmi les habitants. Des tirs nourris, à l’arme légère et à l’artillerie, ont retenti dans le quartier stratégique autour de la présidence, près du Palais présidentiel, créant un climat de forte tension.
Les combats se sont principalement concentrés autour de l’avenue menant au palais de Toumaye, avec des échanges de tirs intenses et des affrontements de rue entre des groupes armés encore non identifiés. L’intensité des violences a suscité de nombreuses interrogations sur la sécurité du président Idriss Déby, bien que sa présence sur les lieux n’ait pas été confirmée.
Face à cette situation de crise, le gouvernement tchadien est intervenu pour rassurer la population. Le ministre des Infrastructures, Aziz Mahamat Saleh, a affirmé que « la situation est sous contrôle », précisant que les forces de l’ordre étaient en train de reprendre la maîtrise des zones de tension. Toutefois, les autorités n’ont pas donné d’informations sur l’origine ou l’identité des forces impliquées dans ces violences.
Les combats de rue et l’intensité des tirs témoignent d’une fragilité persistante dans la capitale. Ce regain de violence intervient dans un contexte interne déjà fragile, marqué par des tensions politiques et sécuritaires, notamment liées à la présence de groupes armés dans certaines régions du Tchad.
Alors que la situation semble en voie de stabilisation, les autorités restent vigilantes et les habitants de N’Djamena demeurent sur le qui-vive, attendant des clarifications sur la nature de cette tentative de déstabilisation. La journée de jeudi sera cruciale pour évaluer l’ampleur de la menace et les capacités des forces de l’ordre à restaurer la paix et la sécurité à long terme.
Amadou DIALLO










