La disparition des activistes Oumar Syla et Billo Bah, continue d’alimenter mystère et suspicions à travers toute la Guinée. Depuis leur disparition, ces figures de la société civile, appartenant au FNDC et farouchement critiques du régime actuel, ont fait l’objet de rumeurs inquiétantes concernant leur sort. Ce jeudi, Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports et porte-parole du gouvernement guinéen, a pris la parole une nouvelle fois pour tenter d’éclaircir la situation, tout en exprimant son espoir et sa position sur cette affaire sensible.
Le ministre a d’abord exprimé une conviction personnelle forte
: « Je prie Dieu qu’ils soient vivants. Ce sont des jeunes que je connais parfaitement, avec lesquels j’ai partagé un long moment en prison, du temps du régime Alpha, et j’espère qu’ils sont vivants, où qu’ils soient, et qu’on puisse les retrouver en bonne santé.» Malgré l’absence de nouvelles concernant leur état de santé, Ousmane Gaoual Diallo reste persuadé que les deux activistes sont en vie :
« Je ne peux pas nourrir l’idée qu’ils soient morts parce que ce serait connu », a-t-il insisté, soulignant que la disparition d’une personne dans un tel contexte ne pourrait être cachée indéfiniment. Cette déclaration traduit une forte volonté de maintenir l’espoir au sein de la population, tout en évitant les spéculations.
Cependant, au-delà de cet espoir, Ousmane Gaoual Diallo a clairement posé la question de la gestion de l’enquête. Il a reconnu que les autorités guinéennes faisaient des efforts substantiels pour retrouver les disparus, mais a aussi exprimé des inquiétudes sur l’évolution de l’enquête:
« Quand une enquête est suspendue ou qu’elle n’aborde pas les réponses attendues par les gens, c’est quelque chose qui ternit l’image des autorités », a-t-il affirmé avec une fermeté mesurée.
En réponse aux accusations d’implication gouvernementale, Ousmane Gaoual Diallo a été catégorique : il a rejeté fermement toute responsabilité des institutions de l’État dans cette disparition.
« Les autorités ne sont en aucun cas liées à cet événement », a-t-il répété, dans un effort clair de dissiper les soupçons qui pèsent sur les forces de sécurité et les services secrets. Avec cette déclaration, le ministre a cherché à clore les spéculations qui associent l’implication de l’État à cette affaire complexe.
L’affaire continue de diviser la Guinée, et le ministre a souligné que l’enquête devait aller de l’avant pour que la vérité éclate. La gestion de cette situation par les autorités est désormais un test crucial pour la crédibilité du gouvernement, et les regards de la communauté nationale, et internationale, restent fixés sur l’évolution de cette affaire.
Amadou DIALLO










