Depuis la condamnation à deux ans de prison ferme d’Aliou Bah il y’a 24 heures ce mercredi, les voix de contestation se multiplient pour dénoncer ce verdict. Parmi les opposants, le président du Bloc Libéral (BL), Dr. Faya Millimouno, n’a pas manqué de réagir.
Dans une déclaration forte, Faya Millimouno dénonce ce qu’il considère comme un recul dangereux pour les acquis démocratiques du pays. Selon lui, la Guinée semble s’engager sur une pente glissante : “Nous assistons aujourd’hui à un recul inquiétant par rapport à nos avancées en matière de droits et de libertés. Ce verdict marque le début d’une dérive vers la culture de la pensée unique dans notre pays”, a-t-il affirmé.
L’ancien ministre a précisé que cette condamnation envoie un message clair : celui de la volonté des autorités militaires actuelles de réduire au silence toute voix discordante. Pour lui, la Guinée semble revivre une période sombre où la diversité d’opinion était étouffée : “La Guinée a connu un régime de parti unique et de pensée unique pendant 26 ans. Revenir à cela ne peut que nous mener vers des résultats similaires. Aujourd’hui, la liberté de la presse est largement muselée. Les médias les plus influents ont été éteints, et le CNRD semble déterminé à faire taire ceux qui osent exprimer un point de vue divergent”, a-t-il souligné dans un ton ferme.
Faya Millimouno a par ailleurs lancé un avertissement aux autorités de la transition, en précisant que, malgré les intimidations, lui et son parti continueront à exprimer leurs opinions : “Cette répression ne nous empêchera pas de dire ce que nous pensons sur la gestion des affaires de notre pays. Nous restons prêts à défendre notre vision, quels que soient les obstacles.”
Ainsi, ce verdict suscite une vive réaction au sein de la classe politique guinéenne, qui dénonce une dérive autoritaire et un retour à des pratiques antérieures qu’ils considèrent comme nuisibles pour la démocratie et les droits humains.
Amadou DIALLO










