Lors de l’assemblée générale de son parti, le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), ce samedi, le président Aliou Bah est revenu en détail sur les conclusions du 66e sommet des chefs d’État de la CEDEAO, tenu une semaine plus tôt. Selon lui, la situation de la Guinée n’a pas fait l’objet d’analyses approfondies durant cette rencontre.
« Je crois que la CEDEAO a été gentille de nous consacrer juste 10 lignes. Cela prouve que le sujet n’a pas été débattu en profondeur et qu’il n’a pas la résolution et d’ordre général, elle n’est pas précise. C’est regrettable. J’aurais pensé que la CEDEAO, au lieu de parler de la feuille de route de façon ramassée, serait revenue sur l’accord dynamique qui a été signé entre les autorités de la transition et la CEDEAO. Elle aurait eu le courage de constater que cet accord dynamique n’a pas été respecté. Parce que dans cet accord, il était question pour la junte de rendre le pouvoir aux civils à l’occasion des élections qui allaient s’organiser dès le 31 décembre 2024 », a-t-il déclaré.
La prolongation de la durée de la transition, devenue inéluctable selon lui, a également fait l’objet de ses critiques. Aliou Bah a estimé que la CEDEAO n’a plus de « marge de manœuvre réelle pour agir sur ses États membres ». Il a ajouté : « Il y a même certains États qui se sont retirés unilatéralement, car elle a créé sa propre crise en n’ayant pas pris sa responsabilité face au troisième mandat dans les différents pays ».
Des propos qui soulignent une inquiétude grandissante quant à l’efficacité de l’organisation régionale face aux défis politiques actuels en Guinée et dans la sous-région.
Amadou DIALLO










