Mamadou Oury Diallo, président du Mouvement des Patriotes Libéraux (MPL), a été le premier à réagir au limogeage de Mandian Sidibé, l’ex-directeur général de l’OGP, démis de ses fonctions samedi soir par décret présidentiel. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, il a souligné que cette décision était la conséquence directe d’une gestion catastrophique qui ne pouvait plus durer. « Ce limogeage est directement lié aux protestations des travailleurs de l’OGP, qui ont exprimé leur mécontentement à travers une grève. Il était évident que la gestion déplorable de cet établissement public avait atteint son paroxysme. Depuis trop longtemps, les alertes concernant l’absence de résultats concrets, la non-redevabilité de la direction et le non-respect des engagements envers le personnel s’accumulaient. Le mal était profond, et il fallait enfin réagir », a-t-il expliqué.
Cependant, Mamadou Oury Diallo, fin observateur de la scène politique, estime que le limogeage de Mandian Sidibé ne doit pas être la seule réponse à cette crise. Selon lui, le temps de la protection aveugle des gestionnaires publics est révolu. « Il est crucial que chaque responsable public comprenne qu’il n’est pas au-dessus de la loi, qu’il ne bénéficie d’aucune protection au-delà de sa compétence. Les administrateurs doivent respecter une éthique et une déontologie strictes. Une fois qu’ils sentiront la pression constante de la reddition des comptes, ils adopteront une gestion plus vertueuse, transparente et professionnelle », a-t-il insisté.
Par ailleurs, Mamadou Oury Diallo a rappelé que le président de la transition, le général Mamady Doumbouya, est désormais vivement attendu pour répondre à un autre drame : celui du 1er décembre à N’Zérékoré. Ce tragique incident survenu au stade du 3 avril exige une réponse claire et déterminée, afin de garantir que justice soit faite et que la sécurité des citoyens soit pleinement assurée.
Amadou DIALLO










