Sous l’égide du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, une réunion de haut niveau s’est tenue ce vendredi 18 juillet à Conakry. Y ont pris part le Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des représentants du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD). L’objectif principal de cette rencontre était la publication des données statistiques provisoires issues du Registre national des personnes physiques (RNPP) et du fichier électoral biométrique, élaboré à partir du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC).
À l’issue des travaux, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le général à la retraite Ibrahima Kalil Condé, a réaffirmé la volonté du gouvernement de respecter les échéances fixées au plus haut niveau de l’État.
« J’ai dit la fois dernière : la date du 21 septembre, fixée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, est une ligne rouge. Je le répète : c’est infranchissable. Aujourd’hui, nous publions les résultats statistiques provisoires du RAVEC. Et à partir de maintenant, nous disposons d’un fichier électoral. Les Guinéens peuvent s’en féliciter. »
Pour sa part, Madame Camara Djenab Touré, Directrice nationale des affaires politiques et de l’administration électorale, a salué une avancée majeure dans la préparation des prochaines échéances électorales.
« Cette étape est légale et conforme aux dispositions en vigueur. Elle s’appuie sur la loi relative à l’identification des personnes physiques, la loi sur l’état civil en Guinée, ainsi que la loi référendaire. Il s’agissait de constituer un fichier électoral permanent sur la base du recensement administratif à vocation d’état civil. C’est désormais chose faite. »
Elle a également présenté les premiers chiffres issus du processus :
- 9 millions de Guinéens âgés de 10 ans et plus ont été enregistrés ;
- Après traitement et élimination des doublons, 6 748 923 électeurs sont désormais inscrits, y compris dans la diaspora ;
- Le fichier électoral est composé à 48,2 % d’hommes et 51,8 % de femmes.
Mme Camara a souligné que ce système marque une rupture avec les pratiques antérieures :
« Ce que nous faisons, c’est tirer les leçons du passé. Il s’agit d’une rectification institutionnelle. Désormais, nous disposons d’un fichier électoral permanent, mis à jour chaque année à partir des données du recensement national et de l’état civil. »
Elle a précisé que cette innovation permettra de se passer des coûteuses campagnes de révision ou d’enrôlement exceptionnel, marquant ainsi une avancée structurelle.
« Cette démarche s’inscrit pleinement dans les Objectifs de développement durable des Nations Unies et dans l’Agenda 2030 de l’Union africaine, qui encourage l’identification de tous les Africains. ».
Ledemineur.info










