Le samedi 28 juin, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a vivement réagi à la décision du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation de suspendre son congrès national prévu pour le 6 juillet prochain. Par la voix de son coordinateur de la communication, Souleymane Souza Konaté, le parti dénonce une “décision injustifiée” et appelle le ministre Ibrahima Kalil Condé à faire marche arrière.
« C’est la deuxième fois que les autorités suspendent la tenue de notre congrès », déplore Souza Konaté, avant de défendre la position de l’UFDG sur le refus de réintégrer certains anciens cadres exclus. Il rappelle que l’adhésion à une formation politique implique des principes clairs : « Pour appartenir à un parti, il faut partager sa vision, poursuivre les mêmes objectifs, défendre ses valeurs, ses textes et les décisions de sa direction, et s’y conformer. »
Il accuse les cadres réformateurs exclus d’avoir trahi ces principes : « Ceux qui se réclament aujourd’hui réformateurs ne sont que des fauteurs de trouble. Leur objectif affiché est d’accompagner le CNRD dans sa volonté de confisquer le pouvoir. Certains ont même proposé de financer une éventuelle candidature du général Doumbouya. À l’UFDG, notre ambition est claire : faire élire Cellou Dalein Diallo à la présidence. »
S’adressant directement au ministre de l’Administration du territoire, Souza Konaté ajoute :
« Si ce document vous a été soumis et signé sans lecture, alors vous avez été induit en erreur. Mais si vous l’avez signé en toute connaissance de cause, c’est encore plus grave : un ministre n’est pas un juge. Dans ce cas, vous ne méritez pas votre poste. »










