Le conflit territorial entre la Guinée et la Sierra Leone au sujet du village de Yenga s’est invité à la 67e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 22 juin.
À l’issue du sommet, les dirigeants ouest-africains ont reconnu l’existence de ce différend frontalier et ont lancé un appel à la « démilitarisation du territoire » et à la recherche d’une solution pacifique par le dialogue. Ils ont invité les deux pays à activer les mécanismes communautaires de règlement des conflits pour parvenir à une issue durable.
La Conférence a également mandaté la Commission de la CEDEAO pour qu’elle envoie une mission d’évaluation urgente dans les deux États concernés, en vue de mieux cerner la situation sur le terrain et proposer des recommandations concrètes.
Par ailleurs, elle a salué les efforts du président bissau-guinéen Umaro Sissoko Embalo dans son rôle de médiateur et l’a encouragé à poursuivre sa mission de facilitation.
Ce différend, rappelle RFI, remonte à la guerre civile en Sierra Leone dans les années 1990. À l’époque, la Guinée avait envoyé des troupes en appui à Freetown, mais celles-ci ne se sont jamais totalement retirées du village de Yenga, riche en ressources minières et situé en zone stratégique. Depuis, le territoire reste revendiqué par les deux pays.
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