Du nouveau dans le dossier des incidents survenus le 1er décembre 2024 au stade régional dé Nzérékoré. Un collectif d’avocats représentant les victimes de ce drame dont le bilan établi par le gouvernement est de 56 morts , a déposé une plainte lundi au tribunal de première instance de N’Zérékoré. Les organisateurs et certains officiels présents lors de la finale du tournoi doté du trophée Général Mamadi Doumbouya, sont directement visés par cette plainte.
Maître Paul Laza Gbilimou, avocat au barreau de Guinée et membre du collectif, confirmes le dépôt de la plainte auprès de la juridiction de première instance de Nzérékoré.
« Nous vous confirmons que la plainte a bien été déposée au parquet du tribunal de première instance de N’Zérékoré sous le numéro 60. Elle repose sur plusieurs chefs d’accusation, notamment : homicide involontaire, vol, coups et blessures volontaires, violences volontaires, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à la santé publique, abstention délictueuse, omission de porter secours, trafic d’influence et entrave à l’action de la justice. La plainte est claire : elle vise des personnes physiques, en particulier les organisateurs et certains officiels présents le jour du drame. Nous avons remis cette plainte en main propre au procureur, qui l’a transmise à une de ses structures pour traitement ».
Le collectif d’avocats des victimes, note qu’aucune avancée concrète n’a été constatée dans ce dossier jusque-là malgré l’annonce du ministre de la justice sur l’ouverture d’une enquête.
« Cette enquête n’a jamais existé. C’est précisément ce manque d’initiative qui nous a poussés à déposer une plainte au nom des victimes, dont l’association sera bientôt formellement mise en place. Le ministre a annoncé une enquête, mais entre une déclaration publique et une instruction écrite, il y a une différence. Le parquet général, près la Cour d’appel de Kankan, avait également évoqué cette enquête, mais à ce jour, aucune victime ni aucun parent n’a été entendu par une quelconque commission d’enquête judiciaire. Même les organisateurs n’ont pas été convoqués. Peut-on réellement parler d’enquête dans ces conditions ? C’est pourquoi, avec l’accord de nos clients, nous avons décidé d’engager une procédure régulière. Les victimes et leurs familles ne demandent qu’une chose : que justice soit rendue ».
Ledemineur.info










