Le débat sur le retrait des représentants des forces vives de Guinée du Conseil national de la transition (CNT) continue de diviser la classe politique du pays. Ce samedi, Marc Yombouno, figure influente de la scène politique guinéenne, a évoqué avec virulence ce sujet brûlant, exprimant des réserves sur la fidélité de ceux qui ont choisi de rester au sein du CNT malgré les consignes de leurs partis respectifs.
Dans ses propos, Yombouno a souligné l’importance de la loyauté en politique et a pris l’exemple d’un mariage pour illustrer son point de vue. « Il est parti là-bas au compte du parti. Quand on est politique, on est fidèle, on est loyal, on est responsable. Quand on dit reviens, tu reviens d’abord avant de poser la question. Cela n’a pas été le cas (pour Sayon Mara) », a-t-il déclaré, en s’adressant indirectement à ceux qui, selon lui, ont trahi leur engagement politique en ne suivant pas la directive de leurs formations politiques de quitter le CNT.
Pour Yombouno, un tel comportement est comparable à celui d’une personne qui épouse une femme sans prendre en compte les attentes de sa famille. « Quand tu maries une femme qui ne répond plus aux préoccupations de son père, de sa mère, il faut avoir peur d’elle. Une femme qui n’a pas eu peur de ses parents, pourrait-elle rester fidèle à son époux ? », s’est-il interrogé. Une métaphore forte qui traduit son scepticisme quant à la loyauté de ceux qui ont choisi de maintenir leur position au sein du CNT après le retrait des forces vives.
Au-delà de cette image, Yombouno a rappelé l’importance de l’obéissance à des principes supérieurs dans la vie politique, citant notamment les Dix Commandements et leur appel à honorer ses parents avant toute autre chose. « Il est dit dans les dix commandements que, après Dieu, honore ta mère et ton père. Il (Dieu) n’a pas dit, honore ton service. Il n’a pas dit : honore ton chef. Il n’a pas dit honore le président de la République… », a-t-il poursuivi, soulignant ainsi selon lui l’importance de la fidélité à ses engagements politiques et de la responsabilité personnelle.
Enfin, Yombouno a mis en garde le président du CNT, l’exhortant à se méfier de ceux qui ont refusé de revenir conformément aux instructions de leurs partis. « Aujourd’hui, le président du CNT devrait avoir peur de ces gens-là qui ont refusé de retourner selon les instructions de leurs partis. S’ils ont trahi leur parti d’origine, ils vont faire pire là-bas », a-t-il ajouté, mettant en lumière le risque de trahison encore plus grand pour ceux qui ont montré une telle indiscipline.
Dans une note plus positive, Yombouno a conclu en soulignant que, pour l’instant, les portes sont toujours ouvertes à ceux qui respectent les principes de loyauté et d’engagement. Il a notamment évoqué un « enfant prodige » qui, selon lui, incarne les qualités recherchées dans un véritable militant politique.
Ainsi, cette sortie de Marc Yombouno sur le retrait des représentants des forces vives du CNT marque une nouvelle étape dans les tensions politiques qui secouent la Guinée en cette période de transition. L’avenir dira si ces mises en garde auront un impact sur la dynamique au sein du Conseil national de la transition.
Ledemineur.info










