Dans un climat politique tendu en Guinée, où les Forces Vives de la Nation exigent la démission des membres de la Transition, Aboubacar Koly Kourouma, membre du Groupe des Républicains Unis pour la Prospérité (GRUP), se distingue par sa réponse ferme à ces demandes. Bien qu’il ne fasse pas partie de cette entité, il a rejeté catégoriquement les appels à sa démission. Son refus de quitter son poste, malgré les pressions croissantes, soulève plusieurs interrogations : est-ce une stratégie personnelle, une posture politique, ou un profond attachement aux principes de la Charte de la Transition ?
Lors d’une récente déclaration médiatique, Koly Kourouma a remis en cause la légitimité de ces demandes, soulignant que « le mandat des Conseillers Nationaux court à partir de leur nomination par le Président de la Transition et prend fin dès la mise en place de l’Assemblée Nationale, et non à la fin des 36 mois ». Pour lui, tout mandat impératif est nul et ne peut primer sur les règles constitutionnelles établies. Cette position marque son rejet catégorique de toute pression extérieure.
Malgré les appels incessants des Forces Vives pour qu’il quitte l’institution de la Transition, Koly Kourouma a insisté sur le fait que chaque membre de cette institution est responsable de ses choix. « Chaque membre de cette institution est responsable des choix qu’il opère, indépendamment des structures qu’il représente », a-t-il affirmé, soulignant ainsi son indépendance et sa détermination à ne pas se soumettre à des exigences externes.
Koly Kourouma est également revenu sur la résolution qui a acté le délai de la Transition à 36 mois, soulignant que cette mesure ne saurait primer sur l’article 58 de la Charte de la Transition. « La résolution qui a acté le délai de la transition à 36 mois n’est nullement au-dessus de l’article 58 de la Charte de Transition, accepté ou non, seule la République doit primer pour permettre un retour à l’ordre constitutionnel dans la sérénité », a-t-il déclaré, mettant en exergue l’importance de respecter la Charte pour garantir un retour pacifique à la normalité constitutionnelle.
Dans un ultime avertissement, Koly Kourouma a réaffirmé son indépendance avec la déclaration suivante : « Moi, je ne quitterai pas pour faire plaisir à quelqu’un ». Cette prise de position témoigne de sa volonté de rester fidèle à ses engagements, malgré les pressions croissantes qui pèsent sur lui.
Ainsi, cette déclaration marque non seulement un défi face à la pression exercée par les Forces Vives de Guinée, mais aussi un message clair sur le respect des principes qui régissent la transition actuelle. Tandis que certains représentants de la société civile et de la politique guinéenne semblent céder aux pressions, Aboubacar Koly Kourouma choisit de maintenir fermement sa position. Pour lui, le respect des textes fondateurs de la Transition doit primer sur des considérations externes. Cette décision s’inscrit dans un engagement à défendre l’intégrité du processus de transition et les principes de la Charte, qu’il considère essentiels pour assurer un avenir serein et stable à la République.
Amadou DIALLO










