La démolition des zones criminogènes s’est intensifiée au marché Foulamadina. Les bulldozers sont désormais à l’œuvre, détruisant plusieurs boutiques transformées en chambres de passe, comme cela a été le cas dans les précédentes opérations. Même les boutiques occupées par des particuliers ne sont pas épargnées.
Sous l’impulsion du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, et avec le soutien des forces de sécurité, les autorités poursuivent sans relâche leur mission, plongeant les occupants dans une désolation totale.
Un commerçant rencontré sur place s’interroge sur la démarche : « On nous a surpris en nous annonçant qu’on devait quitter dans 48 heures. Pourquoi nous ? » De son côté, une dame, qui déplace ses affaires pour trouver un nouveau local, déplore : « On nous avait dit que cela concernait les zones occupées par les prostituées, mais aujourd’hui, c’est tout le monde. C’est vraiment dommage. »
Ce jeudi, à 15h16, aucun responsable du marché n’était présent pour fournir des explications, tandis que les bulldozers poursuivent leur travail.
Amadou DIALLO










