Ce samedi 28 décembre 2024, des militants des Forces Vives de Guinée se sont mobilisés à Paris, au Parc de la Villette, pour exiger le départ du CNRD du pouvoir à l’expiration du délai de la transition fixé au 31 décembre 2024. Lors de cette mobilisation, des slogans ont été scandés pour la libération de plusieurs figures de l’opposition, dont Aliou Bah, Foniké Mangué, Billo Hadjass, et Habib Marouane Camara.
Ibrahima Diallo, responsable du FNDC, a dénoncé les exactions du CNRD, notamment les enlèvements et disparitions forcées. Il a réaffirmé la non-négociabilité de la fin de la transition le 31 décembre :
« Notre pays vit une situation inédite. Parce que nous sommes à près de 7 mois aujourd’hui, depuis l’enlèvement de Foniké Mengué et Billo Bah. Et nous disons que les deux sont dans les mains de Mamadi Doumbouya et il doit les libérer. On se battra toujours pour votre libération. Les épouses de messieurs Nimaga, Habib Marouane n’ont pas de nouvelles de leurs maris. Et nous avons encore monsieur Aliou Bah qui a été victime d’une arrestation arbitraire et qui est aujourd’hui détenu au haut commandement de la gendarmerie nationale. Cette situation est une dérive dictatoriale que nous dénonçons. C’est pourquoi encore une fois, nous demandons leur libération. Le 31 décembre c’est très bientôt, cette date marque la fin de la transition. Nous exigeons à partir de là, le départ du CNRD. Ce départ là n’est pas négociable. »
Le député français Aurélien Saintoul, membre de la France Insoumise, était présent pour soutenir les manifestants et dénoncer les dérives autoritaires de la junte en Guinée.
Ledemineur.info










