Ce mardi 24 décembre 2024, le collectif des organisations de défense des femmes, dont le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, a organisé une conférence de presse pour dénoncer l’impunité des auteurs de violences sexuelles et appelant à des mesures urgentes contre les violences basées sur le genre.
Les récentes tragédies, comme le viol et l’assassinat de Mahawa, une fillette de 6 ans, et d’Aicha Bah, 8 ans, mettent en lumière l’ampleur du problème. Depuis janvier 2024, 221 cas de viols sur mineures ont été enregistrés dans plusieurs régions du pays, avec Conakry en tête (97 cas). Ces actes de violence, souvent perpétrés en toute impunité, portent atteinte aux droits fondamentaux des femmes et des filles.
Le collectif exige une traduction en justice des agresseurs et l’application de sanctions exemplaires. Il appelle également à la mise en place de mesures de protection immédiates, notamment en milieu scolaire, ainsi qu’au renforcement des dispositifs de soutien médical, psychologique et juridique pour les victimes.
Les organisations rappellent l’obligation pour l’État guinéen de respecter le Protocole de Maputo et de renforcer l’application du Code pénal, en particulier l’article 268 sur les viols sur mineurs.
Amadou DIALLO










