Le gouvernement entame ce lundi 10 novembre 2025 des négociations cruciales avec l’intersyndicale de l’éducation (FSPE-SLECG-SNE) pour tenter de désamorcer le préavis de grève générale et illimitée. La rencontre se tiendra sous l’autorité du ministre du travail et de la fonction publique.
La principale pomme de discorde demeure la signature du statut particulier révisé de l’éducation. Les syndicats le considèrent comme un impératif non négociable. Et Michel Pépé Balamou de l’intersyndicale, a rappelé la date butoir du 15 novembre.
Selon lui, au-delà de cette échéance, si le gouvernement ne fait pas preuve de bonne foi, la base syndicale sera consultée pour décider d’un éventuel appel à la grève. « Notre préavis court jusqu’au 15 novembre. Si le samedi 15, rien n’avance, nous demanderons à la base de nous donner la conduite à suivre. Si la base décide d’un avis de grève, il sera déposé »,a-t-il déclaré dans un entretien qu’il a accordé à notre rédaction.
L’intersyndicale insiste sur sa volonté de dialogue. Elle dit attendre des contre-propositions constructives de la part du gouvernement. « Nous avons fait des propositions. Nous attendons aussi des contre-propositions du gouvernement et Nous privilégions le dialogue, mais il faut que le gouvernement fasse preuve de bonne foi », a précisé le secrétaire général du SNE.
Plus loin, le syndicaliste a rappelé le poids de ce corps de métier, qui représente 47 % de l’effectif total de la Fonction publique, soulignant que l’échec des discussions pourrait entraîner des répercussions nationales et un risque de trouble social










