Cosa, 20 octobre — Le marché de Cosa a tourné au ralenti ce lundi, plongé dans un silence inhabituel. Étals fermés, portes cadenassées et allées désertes : les commerçants ont observé une grève générale pour dénoncer la hausse des taxes qu’ils jugent « injuste » et « insupportable » dans un contexte économique déjà difficile.
Selon les protestataires, la taxe journalière prélevée sur les stands classiques est passée de 15 000 FG à 30 000 FG, soit une augmentation de 100 %. Les détenteurs de petits conteneurs sont également touchés, avec une redevance portée de 15 000 FG à 20 000 FG. Une décision qui a mis le feu aux poudres.
« Nous ne refusons pas de payer, mais cette hausse est excessive. Nous peinons déjà à écouler nos marchandises », témoigne une vendeuse rencontrée devant le portail du marché, où s’étaient rassemblés plusieurs manifestants. D’autres commerçants dénoncent un manque de dialogue et réclament l’ouverture de négociations avec les autorités locales.
Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée. Mais les commerçants affirment que le mouvement pourrait se poursuivre si leurs préoccupations ne sont pas entendues. Le marché de Cosa, l’un des plus fréquentés de la capitale, reste ainsi paralysé, au grand désarroi des habitants venus s’y approvisionner.
Entre pression fiscale, coût de la vie et ralentissement de l’activité, la tension continue de monter. Les regards sont désormais tournés vers les autorités municipales, qui devront arbitrer entre besoin de recettes publiques et survie économique des petits commerçants.
Ledemineur.info










