Nommé à la tête de l’équipe nationale de Guinée le 12 août 2025, Paulo Duarte, qui a signé un contrat de deux ans, perçoit un salaire mensuel brut de 40 000 euros qu’il n’a toujours pas reçu depuis maintenant sept mois.
En cause : le retard dans la signature de son contrat par le ministère de l’Économie et des Finances. Après son officialisation au mois d’août, il lui a fallu attendre près de cinq mois pour voir la finalisation de son contrat, intervenue à trois semaines de l’investiture du président élu de la Cinquième République, Mamadi Doumbouya.
Depuis lors, c’est silence radio du côté de l’État guinéen. Alors que le technicien portugais poursuit sa mission sur le banc du Syli National, son staff technique et lui attendent toujours de percevoir leur premier salaire.
Pourtant, sur le terrain, l’entraîneur de 56 ans a déjà dirigé six rencontres avec le Syli A pour trois victoires et trois matchs nuls. Et contrairement à ses prédécesseurs, Paulo Duarte est établi en Guinée une grande partie du temps, notamment 20 jours sur 30 chaque mois, conformément aux exigences de son contrat. Il supervise le football local, notamment les matchs du championnat national de Ligue 1 ainsi que le championnat des académies, afin d’observer les talents locaux.
La situation que vit aujourd’hui Paulo Duarte à la tête du Syli National rappelle celle de plusieurs de ses prédécesseurs, notamment Kaba Diawara. Pour ce dernier, l’ancien ministre des Sports, Lansana Bea Diallo, avait décidé d’assurer le paiement mensuel de son salaire. Il percevait ainsi 180 000 dollars tous les six mois pour un salaire mensuel de 30.000.
Pour revenir à Paulo Duarte, après sept mois sans salaire, le sélectionneur du Syli National serait déjà scruté de près par l’Angola, qui lui aurait transmis une offre de 50 000 euros par mois, selon le journaliste sportif guinéen et officier média de la CAF, Tanou Diallo. Une proposition susceptible de séduire l’entraîneur portugais, surtout dans ce contexte de retard de paiement.
Reste désormais à savoir si le nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports, Mamadou Cellou Baldé, prendra ce dossier brûlant à bras-le-corps afin d’éviter un départ prématuré du sélectionneur du Syli National, à quelques mois du début des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027.
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