Face à l’inaction du gouvernement concernant leurs revendications, les enseignants guinéens se préparent à une nouvelle épreuve de force. L’Intersyndicale de l’Éducation, composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, a publié ce mercredi un communiqué ferme, donnant au gouvernement jusqu’au mardi 19 novembre 2025 pour répondre à ses demandes.
À défaut, une grève générale et illimitée sera déclenchée dès le mercredi 20 novembre, sur toute l’étendue du territoire national. Le mouvement, précisent les syndicats, ne sera suspendu qu’après la signature d’un protocole d’accord en faveur des enseignants, même si les discussions venaient à se poursuivre pendant la grève.
Des revendications transversales à tout le secteur éducatif
L’Intersyndicale affirme que ses revendications concernent les trois grands sous-secteurs de l’éducation et de la formation :
Le ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) ;
Le ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFPE) ;
Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (MESRI).
Les enseignants réclament notamment :
1. Le déblocage immédiat des salaires gelés depuis plusieurs mois ;
2. Le paiement des primes de fonction prévues par le décret n°0269, suspendues depuis janvier 2025 ;
3. L’engagement à la fonction publique des enseignants contractuels ;
4. La révision du statut particulier des personnels de l’Éducation, signé initialement le 12 juin 2006.
L’Intersyndicale rappelle le poids du MEPU-A, qui regroupe à lui seul 47 % de l’effectif total des agents de l’État, soit près de 49 000 enseignants.
Le METFPE et le MESRI représentent respectivement 2 % et 3 % de ce même effectif.
Pour les syndicats, cette représentativité impose un traitement équitable et prioritaire du personnel enseignant dans les décisions budgétaires de l’État.
Une question de justice et de respect des engagements
Le communiqué revient également sur le décret présidentiel D/2024/0027/PRG/CNRD/SSG du 24 janvier 2024, fixant les rémunérations des enseignants titulaires de grades dans les institutions d’enseignement supérieur.
Bien que promulgué depuis près d’un an, ce texte n’a toujours pas été appliqué dans son intégralité.
L’Intersyndicale estime que seule la mobilisation collective permettra d’obtenir son application effective.
Une détermination sans faille
Dans sa conclusion, l’Intersyndicale réaffirme sa ferme détermination à obtenir gain de cause pour tous les enseignants de Guinée.
Elle appelle les autorités à agir avant le 19 novembre, faute de quoi le pays se retrouvera plongé dans une paralysie totale du système éducatif.
Ledemineur.info










