Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a vivement réagi à l’officialisation de la candidature du général Mamadi Doumbouya à la prochaine élection présidentielle. Dans une adresse solennelle à la nation, l’ancien Premier ministre a dénoncé une « haute trahison » et appelé les Guinéens à la résistance face à la junte au pouvoir.
Selon lui, la Guinée est aujourd’hui dirigée par un « groupe de prédateurs et un clan mafieux », qui a instauré un climat de terreur pour se maintenir au pouvoir.
> « Notre pays est dirigé de mains de fer par un groupe de prédateurs et un clan mafieux qui a instauré, pour se maintenir au pouvoir, un climat de terreur marqué par une violation massive des droits de l’homme et une restriction drastique des libertés publiques », a déclaré le leader de l’UFDG.
« On a enregistré des dizaines d’assassinats ciblés, des disparitions forcées, plusieurs enlèvements nocturnes suivis de tortures, des emprisonnements arbitraires, des harcèlements judiciaires et des morts suspectes en détention de personnalités civiles et militaires », a-t-il ajouté.
Face à une situation qu’il juge insoutenable, Cellou Dalein Diallo estime que beaucoup de Guinéens s’interrogent désormais :
> « Que faire pour arrêter cette folie liberticide et mettre fin à cette dictature féroce et impitoyable ? »
L’ancien Premier ministre appelle chaque citoyen à se sentir concerné par la lutte contre une junte qu’il décrit comme « sans foi ni loi, prisonnière de ses mensonges et engluée dans ses contradictions ».
Il rappelle que le CNRD avait promis la refondation et la transition démocratique, mais qu’il n’a offert selon lui que « larmes et désolation ».
> « Elle se rend coupable de haute trahison et envisage de confisquer le pouvoir par l’intimidation, la ruse et la violence », accuse-t-il.
Cellou Dalein Diallo avertit enfin que le peuple guinéen ne restera pas les bras croisés :
> « Notre peuple, aujourd’hui meurtri, opprimé, séquestré et dominé, fera payer le parjure par la puissance irrésistible de la volonté populaire. »
Concluant son adresse, le leader de l’UFDG exhorte les Guinéens à la mobilisation nationale :
> « Considérons-nous désormais, où que nous soyons, comme des soldats de la démocratie, engagés et mobilisés pour le salut national. Rester les bras croisés ou détourner le regard n’est pas une option. Nous ne pouvons accepter le fait accompli, ni la démission collective, ni la résignation individuelle. »










