La capitale guinéenne a abrité, ce mardi 7 octobre 2025 les travaux de la 8ème session du Comité technique mixte chargé de la mise en œuvre du programme de facilitation du transport au sein de l’Union du Fleuve Mano. La cérémonie de lancement de cette importante rencontre a été présidée par le ministre des infrastructures et des travaux publics, Laye Sékou Camara, en présence des représentants des pays membres et des partenaires techniques et financiers.
Durant cette session, les experts des États membres examineront le niveau d’avancement du projet, identifieront les difficultés rencontrées et proposeront des solutions concrètes pour renforcer la coopération régionale en matière d’infrastructures de transport. Selon Amara Diabaté, coordinateur de l’unité de gestion des projets d’infrastructures de la Banque africaine de développement (BAD), partenaire financier, ce projet revêt une importance capitale pour l’intégration économique et le développement des pays membres de l’Union du Fleuve Mano.
« C’est un programme important et, dans la composante guinéenne de ce programme, il y a la route Lola-Zo, qui fait 41 kilomètres. C’est un projet très ambitieux et qui a connu beaucoup de difficultés. Mais avec l’avènement du CNRD, avec le nouveau leadership que nous avons dans notre pays, les travaux ont été relancés et bientôt, Lola sera donnée à l’entreprise et à la mission de contrôle pour redémarrer les activités sur la route, afin de réaliser les 10 kilomètres restants au bénéfice de nos populations. Le comité technique mixte dont il s’agit est un cadre technique, un cadre de coopération qui permet aux techniciens des différents pays de l’Union du Fleuve Mano, à savoir la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et le secrétariat de l’Union du Fleuve Mano, de statuer sur l’état d’avancement du projet : où en sommes-nous ? Qu’est-ce qui a été fait ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Quelles sont les difficultés ? Qu’est-ce qu’il faut mettre en place pour résoudre tous les problèmes, en vue de réaliser ces infrastructures qui vont permettre à nos populations d’avoir une meilleure vie et une bonne aisance dans leurs localités respectives », a-t-il dit.
La CEDEAO prend part à cette 8ème session. Au nom de l’institution, Ashoke Mailiki a exprimé sa satisfaction quant aux avancées du projet, soulignant que son aboutissement facilitera considérablement le transport au sein de l’espace Mano River Union.
« Le message que je voulais passer, qui est un message fort par rapport à cette union, l’Union du Fleuve Mano, c’est d’abord, en premier lieu, la facilitation du transport, mais aussi l’aménagement des routes, principalement pour promouvoir les échanges entre les pays qui partagent ce fleuve. Et ces pays, ce sont principalement la Côte d’Ivoire, le Libéria et la Guinée. Maintenant, en ce qui concerne le deuxième point, portant principalement sur la composante de facilitation, dans ce cas de figure, on essaie de tout faire pour faciliter les échanges. Et là, nous sommes même en train de construire un pont, et le pont est, je dirais, à 70 % prêt. Nous avons aussi la facilitation des mouvements au niveau des frontières, ce qui va bientôt être finalisé et ce qui va également permettre de stimuler et d’améliorer les échanges, c’est-à-dire le commerce au niveau des frontières. Tout cela entre en droite ligne avec les idéaux des pères fondateurs de la Côte d’Ivoire, qui ont tout mis en œuvre pour faciliter les échanges et le transport au niveau de la sous-région », a-t-il dit.

La relance de ce projet s’explique avant tout par la volonté politique des nouvelles autorités. En présidant cette 8ᵉ session, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics a souligné qu’il ne s’agit pas simplement de réaliser des ouvrages, mais surtout de tracer « un chemin vers la modernisation de nos infrastructures ».

« Cela nous permet d’interconnecter tous nos pays. Avec la Mano River Union, c’est plusieurs autres domaines de collaboration. Aujourd’hui, la CLG nous permet, par exemple, d’alimenter la Sierra Leone en électricité, d’alimenter le Libéria et aussi d’importer de l’énergie de la Côte d’Ivoire. Donc, si on se réunit aujourd’hui encore une fois pour parler des infrastructures dans le cadre de la Mano River Union, je pense que c’est une réussite. C’est pourquoi je crois en cette réunion, qui va nous permettre d’avoir des infrastructures de qualité, surtout dans la sous-région de la Mano River Union », a-t-il indiqué.
Il convient par ailleurs de rappeler que cette 8ème session permettra de résoudre les difficultés auxquelles ce projet est confronté, afin de permettre la réalisation des infrastructures prévues et d’offrir aux populations une vie meilleure ainsi qu’un meilleur confort dans leurs localités respectives.
MB










