Selon plusieurs témoins, le jeune homme, poursuivi à moto par un militaire, aurait violemment chuté dans un caniveau, se fracturant la jambe et le dos. L’incident a provoqué une vive colère au sein de la population locale, en particulier parmi les orpailleurs et les taxi-maîtres.
Dès l’annonce de la nouvelle, des dizaines de jeunes sont descendus dans les rues pour exprimer leur indignation. Ils ont érigé des barricades sur la route nationale n°1, bloquant temporairement la circulation entre Kouroussa et les localités voisines.

« Ce que nous vivons dans les mines est insupportable. Les agents de sécurité arrêtent les gens, les battent et les humilient. Ils poursuivent même les jeunes à moto jusqu’à les faire tomber », déplore Adama Condé, l’un des manifestants.
Un autre jeune, Aboubacar Sidiki Diawara, accuse les militaires déployés pour la sécurité du site minier d’excès de violence : « Ils frappent tout le monde, même les femmes. Trois de mes amis ont été grièvement blessés. Nous en avons assez. »
Face à l’ampleur des tensions, les autorités locales ont convoqué une réunion de crise. Le préfet de Kouroussa a annoncé dans la soirée que la situation était « désormais maîtrisée ». « Les personnes interpellées ont été libérées, et la circulation a repris. Nous avons travaillé avec les forces de sécurité, la jeunesse et les chefs de quartiers pour apaiser les tensions », a-t-il déclaré, cité par Mediaguinee.

Pour l’heure, la société minière KGM n’a publié aucune déclaration officielle. Sur le terrain, un calme précaire règne, mais la population reste méfiante, redoutant de nouveaux heurts si la victime n’est pas rapidement prise en charge ou si les doléances des orpailleurs demeurent sans réponse.
Ledemineur.info










